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Remarques :
Il y a dans la tradition des chants mystiques de l'Inde ancienne trois types d'œuvres : le doha, dont le nom vient d'un mot indien signifiant "deux", parce que beaucoup de ces chansons ont été composées en couplets rimés, le chant de vajra (vajragiti) et le chant dit de performance (caryagiti). Ces derniers sont généralement utilisés dans le contexte de ganacakra, et peuvent être d'une inventivité plus complexe, résultant d'une préparation. Ils utilisent des métaphores et sont souvent cryptiques, difficiles à comprendre.En effet, les caryagiti ou  chants de performance sont élaborés, ne sont donc pas spontanés. Souvent, de la musique composée et des danses chorégraphiées les accompagnent. On peut voir au Népal (où il y a encore une tradition vivante de ces chants), qu'ils peuvent faire partie de rites de longue durée où les répétitions, les répons, se succèderont pendant des heures. Beaucoup de textes originaux ont été perdus, mais une compilation, appelée Caryagitikosha (Trésor des chansons de performance) existe toujours. C'est probablement la plus ancienne compilation dont on dispose à  ce jour . Sa création est  estimée remonter  à un millénaire. Certaines des paroles du Caryagitikosha semblent avoir été rendues en vieux Bengali à partir d'autres langues indiennes (Assamese, Oriya, Maithili, etc.). Les vajragitis et les caryagiti se distinguent par leur contexte d'interprétation et éventuellement par leur fonction, des dohas le plus souvent totalement spontanés.  La versification des dohas peut être irrégulière, avec  ou sans rime. Les thèmes des dohas peuvent être philosophiques - il ne faudrait pas s'arrêter à leur seule puissance poétique - ou exprimer des pensées personnelles, réalisations, instructions, etc. Selon l'enseignement de Karl Brunholz que je remercie aussi pour sa relecture de ces 'Remarques" et  pour m'avoir indiqué les pages web où trouver  le Tibétain (icônes PDF),  pages du site : http://aibs.columbia.edu/



Je rends hommage au Bhagavan Mañjuvajra.

Ton esprit même est étouffé
Par les anneaux du venimeux
Serpent ondulant des pensées :
Autant tu penses, autant il serre.
Tu connais mille affres absurdes.  [1]

Ce n'est pas en la poursuivant
Que la confusion disparaît.
Sois le héros, ou la guerrière
Dotés de la compassion qui
Permet de vivre sa Vraie nature. [2]

C'est l'analyse de chaque instance,
Qui va t'en libérer d'autant.
Voilà que l'hydre venimeuse
De prājñā aux dix mille gueules
Fait bonne chère du "soi" qui est tien. [3]



Toujours au lait du samâdhi
Se soigne  le reptile toxique
De prājñā. Et c'est la mangouste
Des concepts qui lui ôte la vie. Bis[4]


Serpent aux cent têtes, la sagesse
Toujours dévore Naropa.
Cela, qui pourrait le comprendre?
Naropa même le comprend.
Alors demande à Naropa ! [5]


D'après la traduction et musique de K.Brunholz : A vajra song by Naropa, in Manuel de retraite Tek Chok Ling, Boudha, Nepal 2018
Chant de vajra du Grand Yogi Narōpa
Tib.
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