J'invoque le lama, toi dont
Les attachements se dénouent
D'eux-mêmes. J'implore ton nom,
Né du lotus en Uddyana.
Ton esprit étreint, pur, les choses,
Ne voit que Corps de déité,
En clarté-vacuité. Poses
Moi en ce naturel état
Où les êtres, le monde destructible,
Ce vaisseau et sa charge vive,
Composent notre champ du visible
Sans qu'une saisie d'un "je" n'arrive
!

J'invoque ton discours vainqueur,
Né du lotus en Orgyenn.
A la vacuité il fait choeur,
TI est parole de Bagawan !
Sans création ni cessation,
Le son du vide est son lexique
!
Que je reste en cette attention
D'audition sans esprit critique
Quant aux objets de mes oreilles,
En cette écoute spontanée
Où chaque bruit, qu'il émerveille
Ou grince, est son de vacuité
!


Lama, toi dont la sagesse
D'elle-même se libère,
Né du lotus, je t'adresse
Cette supplique, cette prière !
Quand mobile dans ma conscience,
Tout concept, un des cinq poisons,
Une émotion obscure s'élance,
Sans l'artifice d'une division,
Entre "avant", "pendant", et "après",
Que mon esprit laisse retomber
Ce mouvement en sa propre aire,
Libre en le corps de Vérité
!

Pure sera ma vision d'objets
Appréhendés
à l'extérieur,
Libre ma saisie conceptuelle
Des événements intérieurs,
La claire lumière en interface
Mirera son propre visage,
Et même moi, par votre grâce,
Sugatas de tous les trois âges,
J'aurais affranchi de ses rives
Le courant mental de mon être !
J'aurais affranchi de ses rives
Le courant mental de mon être!

Ceci est tiré du chapitre "Parole de Namkhaï Nyingpo"




Prière à Gourou Rimpoche
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Prière pour que les apparences se libèrent en déités, les sons en mantras et les pensées en pur étant.