Confession de Rechungpa

Par la grâce de mon père, de mon gentil lama,
Je pratique le super, le divin beau dharma.
J'ai été jusqu'au bout et j'ai laissé derrière
D'un côté mon vieux père, et, misère, ma chère mère.
J'exècre le "chez moi", mais la nostalgie
Ne m'a jamais quitté  d'un grand cercle d'amis !

Je ne perds plus de temps à me taper la cloche,
Me saper comme un lord, ou me remplir les poches.
Je plane bien au dessus de toutes ces joies sottes
Je pratique chu len, dans d'austères, sombres grottes,
Mais encore, le comptable en moi montre son nez
Et me dit " que d'argent envolé cette année !"




Je vois en chair, en os, un vrai mahasiddha,
Le maître dont je rêvais,  il n'est là que pour moi,
Avec les  conseils de l'Orale Transmission :
Je médite, sincère, gardant la position.
Pourtant des fois, je brûle, me lève, puis  illico
Pars lui faire  requête, voir s'il y a du nouveau !

Je sers le lama, voilà comment j'agis.
Le but de ma pratique ? Être bouddha en une vie !.
S'il me faut vraiment avoir un pied à terre,
Je fais alors  pénates d'une grotte, un cimetière.
Et bien malgré tout ça, toujours quelques projets
Content leurs fariboles, dans un coin de ma tête !

Seigneur Dordje Sempa, en essence d'Akshobya
Prenez donc cet enfant, en  votre compassion
Et par vôtre grâce, mettez lui donc du plomb
Du plomb dedans la tête pour l'illumination !
Du plomb dedans la tête pour l'illumination !
Du plomb dedans la tête pour l'illumination !

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Trad. Musique Etienne Loyon -